Dédicaces au Leclerc de Belfort – 9 décembre 2023 : Un cadeau de la vie !

Samedi 9 décembre 2023, 7h29. Le train qui m’emmène à la dédicace du jour quitte la gare la plus proche de chez moi direction le Leclerc de Belfort, après un changement à Mulhouse. Du voyage aller, j’ai peu de choses à raconter. Juste qu’à mes côtés une jeune femme réalisait une série de vidéo selfies pour son Tiktok… et dire qu’elle n’est même pas dans un métier public comme moi, ah la la…

Alors que le train qui m’emmène quitte mon Alsace natale pour rejoindre la Bourgogne-Franche-Comté, je repense encore a un message reçu la veille sur insta, celle d’un homme venu la semaine précédente à la librairie Littera de Mulhouse, en quête d’un livre de jardinage, et qui en est reparti avec mon « Inaccessible étoile » (M+ Éditions)… livre qu’il a dévoré en moins d’une semaine : voilà le genre de retour qui vous mettent d’emblée de bonne humeur !

9h01. Le train arrive en gare de Belfort. Aussitôt sur place je prends le chemin du Leclerc où j’arrive un bon quart d’heure après. Un selfie plus tard, j’entre dans la galerie marchande du magasin où je repère illico l’espace culturel où une affiche géante – du genre 1m50 sur 1 mètre – annonce ma dédicace du jour… ça, je n’y avais encore jamais eu droit !

Le traitement VIP ne s’arrêtera pas là. Dès que je rentre dans le magasin, Amanda, l’une des responsables de l’espace culturel reconnaît ma dégaine et me propose de m’installer. Alors que le plan initial consiste à mettre la table de dédicace à la sortie de l’espace culturel, je repère un spot que j’estime meilleur : dans la galerie marchande, juste entre l’entrée et la sortie de l’espace culturel. « Mais vous allez avoir super froid ! » que m’objecte mon interlocutrice. Que nenni madame ! Non seulement j’avais prévu assez de couches de vêtements pour aller dédicacer au pôle Nord si nécessaire, mais pour quelqu’un qui a déjà dédicacé sur des marchés de Noël sous le souffle d’un Moscou-Paris glacial, la galerie marchande du Leclerc de Belfort, c’est Tahiti à côté !

Je prends donc place, j’installe ma table, et tandis que je dégaine mes marque-pages magiques, l’équipe de vendeurs m’apporte en plus une boîte de chocolats et de l’eau : me voilà fin prêt à partir en chasse !

Et autant dire que le marque-page, c’est une fois de plus l’arme absolue anti-méventes, qui permet d’engager le dialogue auprès de gens s’engouffrant dans la galerie marchande, y compris des gens qui n’étaient pas venus pour acheter de livres. À peine installé, une dame qui se prénomme Hatice sort du magasin, « Livre qui parle de toi » en main… pour se rendre compte que l’auteur est présent en personne ! Elle sera ma première dédicace de la journée, mais de loin pas la dernière. Dans la seule matinée, en plus d’Hatice, Lauriane, Stéphanie, Amandine et Sophie viendront faire l’acquisition de la version de poche de mon « Livre qui parle de toi », là où Pierre, Karine, Benjamin et Michelle se laisseront tenter par « L’inaccessible étoile ». Merci les marque-pages qui furent pour beaucoup de ces personnes leur premier contact avec cet olibrius vendeur de livres que je suis !

Mais pour certaines, choisir s’est révélé impossible. Ainsi Flavia est repartie avec les deux romans dédicacés sous le bras, tandis qu’Isabelle s’est laissé tenter par mon « Inaccessible étoile »… avant d’ajouter deux exemplaires de mon « Livre qui parle de toi » qu’elle offrira à ses ami.e.s Sacha et Corinne. Nous en sommes donc déjà à 13 ventes en fin de matinée ! Woosch !

Sur les coups de midi, c’est soudain l’heure de la jeunesse. Et qui dit jeunesse dit imaginaire. Coup sur coup, les trois pauvres exemplaires de « C’est arrivé en avril », mon roman d’aventures / science-fiction que j’ai autoédité il y a quatre ans partent entre les mains d’Enrica, d’Alexandre et de Clara, venue avec sa maman Sophie. Clara m’annonce par ailleurs souhaiter devenir illustratrice : je lui conseille de se rendre la semaine prochaine au salon des auteurs givrés qui se tient à Belfort le week-end prochain, salon où seront présentes Sandrine Maury et Laetitia Paillard alias « Les écrits de Léti », respectivement auteure de Fantasy / Young adult et de contes pour enfants. Contact est pris… Sandrine et Léti, je crois que vous allez avoir de la visite !

Sur les coups de 13h, la fréquentation baisse un peu. J’en profite pour dégainer ma baguette de pain qui me servira de déjeuner… mais avec elle frappera la « malédiction de la bouche plaine ». En effet, à chaque fois que je m’octroyais un morceau, v’la qu’un lecteur ou une lectrice potentielle se présentait, m’obligeant à cacher ma bouche pleine pour lui faire l’article.

C’est ainsi que, sur les coups de 13h30 je rencontre Michel, le directeur du planétarium de Belfort. Inutile de vous dire qu’un titre comme « L’inaccessible étoile » lui parle et hop, un exemplaire supplémentaire des aventures de Rainbow de placé !

Dans la catégorie des belles rencontres, citons aussi une dame séduite par mon « Inaccessible étoile » mais qui pourtant ne me l’achètera pas… cette fois. Inconditionnelle des librairies indépendantes, elle tient à le commander à la librairie du Chat borgne, qui semble être la référence en la matière sur Belfort. Je lui laisse alors mon marque-page ainsi que ma carte, qu’elle transmettra à ces libraires… où mon roman devrait bientôt être disponible 😉 Et voilà comment on s’ouvre le chemin de plus en plus de points de vente !

L’après-midi, le public change un peu. Plus familial, ses goûts littéraires changent aussi et, comme souvent, après une matinée dominée par mon conte philosophique, mon roman de développement personnel tient sa revanche auprès de ce public… qui par ailleurs se dit friand de polars et de thrillers, genres préférés de bien 90 % des lecteurs belfortains ! Je profite d’ailleurs pour leur pitcher le roman que je sortirai normalement l’an prochain, un techno-thriller intitulé « Le protocole Jupiter », et à voir les réactions, je peux vous dire que ça sent très, mais alors très très bon, au point que j’arrive à me demander ce que je suis allé faire dans la galère d’écrire et – surtout ! – de tenter de vendre un conte philosophique comme mon « Inaccessible étoile » !

En effet, passé 14h, la lumière de cette dernière pâlit. Durant l’après-midi qui s’ouvre, je n’en placerai plus que quatre exemplaires supplémentaires, qui trouveront preneurs en les personnes de Josiane, Kelly, Cédric et le couple formé par Philippe et Éliane. Un score honorable, néanmoins explosé façon puzzle par la remontée en flèche des ventes du « Livre qui parle de toi », qui séduit tour à tour Maryse, Florence, Yann, Marine, Céline, Victoria, Françoise, Annelie et Stella, avant de… se retrouver à son tour en rupture de stock !

Durant cette après-midi, je rate d’ailleurs les ventes de bien cinq ou six « C’est arrivé en avril », n’ayant pas amené assez d’exemplaires pour satisfaire tous les amateurs de science-fiction présents.

Une fois de plus, je constate donc un clivage entre le public du matin, plus âgé et plus intello qui se laisse facilement séduire par les aventures de Rainbow, et le public plus familial de l’après-midi, qui n’a d’yeux que pour les polars, les thrillers, et mon « Livre qui parle de toi ».

Tiens, question à ceux qui ont déjà lu mon « Inaccessible étoile » : comment feriez-vous pour convaincre ce public qualifié de « ménagères de moins de cinquante ans » afin qu’elles se laissent tenter par mon « Inaccessible étoile » ? C’est là une question où je n’ai pas encore la réponse, et où je suis à l’écoute de vos suggestions.

Une partie de l’équation tient sans doute au format. Si la version papier de mon « Inaccessible étoile » est pour l’heure vendue exclusivement en grand format à un prix dépassant les 20 euros, mon « Livre qui parle de toi » est désormais vendu en poche, un format plébiscité tant pour son prix mini que pour sa taille, que beaucoup de lecteurs préfèrent. À noter aussi que la taille des polices de caractères a sa réelle importance, et que plusieurs lecteurs ont inspecté cette dernière avant de se décider pour l’un ou l’autre de mes romans.

Passé 17h, nouveau changement de public. Place aux gens… pressés. Face à eux, même lorsque l’intérêt luit dans les yeux, le chrono l’emporte. « J’ai pas le temps, désolé. ». « Une autre fois »… bref, la dernière heure sera la seule où je ne vendrai rien, malgré l’intérêt certain de deux clients pour mon « Inaccessible étoile ».

Sur le coup de 18h, je quitte donc les lieux non sans dresser le bilan avec les responsables du magasin, et quel bilan : mes trois « C’est arrivé en avril » placés, idem pour 11 « Inaccessible étoiles », et un carton plein pour la version de poche du « Livre qui parle de toi » qui aura trouvé 18 acquéreurs… sur 18 exemplaires disponibles ! En voilà un qui aura été sauvé du pilon ! J’aurai donc vendu un total de 32 livres en un peu moins de huit heures, mon record dans un Leclerc, et presque autant que durant l’ensemble du week-end du festival du livre de Colmar !

C’est donc avec un grand sourire que je prends congé d’Amanda et du reste de l’équipe du Leclerc de Belfort, non sans avoir pris date pour l’année prochaine… en espérant avoir une nouveauté thrilleresque à y offrir à mes lecteurs 🙂

Puis vient l’heure de rentrer. Vingt minutes sous une pluie digne de la mousson avant une heure et demie de transports en commun dans des vêtements trempés, dont le dernier quart d’heure debout dans un train bondé, effet direct de l’impact commercial de « la magie de Noël » en Alsace…

Reste a espérer que je n’ai pas attrapé froid dans cette ultime étape, car le week-end prochain, j’ai encore deux séances de dédicace à assurer, avant de clôturer cette saison d’automne 2023 !

Mais ça, c’est une autre histoire…