Hello les amis,
7 janvier 2023.
Le ciel gris vient de se lever, mais malgré cette météo à ch… , voilà le début d’une belle journée, avec un livre qui parle de toi (M+ Éditions) à dédicacer. Ce jour marquera aussi une première dans le noooooorrd de ma région, vu que pour la première fois, je débarque sur les basses terres du Bas-Rhin, direction Sélestat, au centre de l’Alsace, non loin du Ried.
Après précisément 47 minutes et 36 secondes en train, à bord duquel j’ai pu assister à un magnifique lever de soleil sur la plaine d’Alsace, je débarque à Sélestat downtown, dans la gare de la ville, juste à côté du Château d’eau. Mais ne croyez pas être arrivé au bout de vos peines. Cette journée Marathon va commencer par un remake de Pékin Express : arrivé sur place, le panneau « train interdit » m’attend, et c’est parti pour 3 kilomètres à pied (ça use, ça use…)… voilà ! Ça t’apprendra à appeler ta protagoniste Aurélie, du nom d’une candidate phare de ce célèbre jeu d’aventures !
Après pile 39 minutes de marche – soit exactement la durée estimée par l’IA de Mappy, sont fortes, ces IA ! – ce n’est pas Stéphane Rotenberg mais Christelle qui m’accueille. Bienvenue à l’Espace culturel du Leclerc de Sélestat !


Ensemble, nous finalisons l’installation de ma table, je tire le Kakemono – la grande affiche à l’effigie du livre – de son sac et hop c’est parti pour…
…je n’ai même pas le temps de dire ouf qu’une jeune femme blonde portant une paire de lunettes qui lui va à ravir apparaît dans le coin de l’oeil. Une jeune femme qui ne m’est pas inconnue, vu que je l’avais déjà croisée au Forum du livre de Saint-Louis, une jeune femme qui n’est autre que l’une des influenceuses littéraires les plus cotées de France ! En un éclair, tout s’éclaire. Mais c’est Éva ! La pétillante blogueuse du site https://posetoievalire.fr/ ! L’une des bookstagrammeuses les plus en vue, et aussi… bref, plus le temps de disserter, l’heure est à l’action ! Sans hésiter, je l’interpelle :
– Éva !
Surprise – choquée presque – la jeune femme me dévisage d’un regard surpris : c’est la première fois qu’un auteur qui lui est inconnu l’interpelle comme ça. Elle prend conscience de sa notoriété soudaine, magie des réseaux sociaux. On discute un bon moment, on parle de connaissances communes, telle la romancière Kate McAlistair, et hop, la voilà qui repart avec un exemplaire dédicacé de mon « Livre qui parle de toi »… sujet d’une de ses futures chroniques ? L’avenir nous le dira… 🙂
Après ce temps fort tout au début, suit un temps faible. Eh oui, le matin est l’heure des courses alimentaires. Pas des achats de livres. On m’avait prévenu : la partie matinée risque d’être longue, sachant qu’heureusement, en temps normal, les foules reviennent après le déjeuner. Force est de constater que les responsables du magasin savaient de quoi ils parlaient : personne à ma table et… personne dans la partie librairie non plus, en témoigne ce panoramique des lieux, où seul l’homme invisible fait ses emplettes.
Du coup, j’ai le temps de penser à tout et à rien. À me rendre compte que la bande-son diffusée dans ce magasin, à base de hits pop et dance remixés dans un son proche de celui de « Where did you go » de Jax Jones me fait rajeunir de vingt ans. Dans la playlist je reconnais des remix d’Haddaway (« What is love« ), ATC (« Around the world« ), Ava Max (« Kings & queens« ), mais aussi de titres des années 80 comme le « Forever young » d’Alphaville, ou alors de hits pop intemporels comme « Viva la vida » de Coldplay ou « Demons » d’Imagine dragons. Je me mets même à gamberger comment je programmerais un son de basse similaire au synthé… eh oui, des années de MAO, ça laisse des séquelles ! En tout cas, ça aura été la première fois où j’aurais eu cette impression grisante que la séance de dédicace a été organisée dans un club !
En tout cas, qui dit club dit ladies night, et force est de constater que lorsque les clients reviennent, ce sont principalement des dames. Merci donc à Véronique, Léna et Muriel qui vont venir faire l’acquisition de leur exemplaire du « Livre qui parle de toi ». Pour la gent masculine, je devrai attendre jusqu’à ma pause de midi pour que Pierre vienne prendre livraison du sien, alors que je suis en pleine dégustation de ma baguette chorizo du samedi.
Quoi qu’il en soit, il est à présent 13h et je n’ai vendu que cinq livres lorsque le changement d’équipe a lieu. En lieu et place de Christelle, c’est son confrère Cédric qui la remplace. C’est d’ailleurs grâce à lui que je suis là, après qu’il m’ait repéré lors du salon « Orbey se… livre(s) » à Orbey, en octobre dernier. En plus d’être libraire, Cédric publie lui-même dessins et photos sous le pseudo de « Sedh« . Je vous invite à découvrir son oeuvre. 🙂
Pourtant là, Cédric viendra avec une mauvaise nouvelle : dehors, il fait beau ! Très beau… trop beau même, car comme le dit l’adage : « La pluie est l’amie de la librairie ». Aïe. Aurai-je du monde cet après-midi ?
Très vite, la réponse va tomber. Tour à tour, j’aborde Virginie, Chantal, Flavio, Jacqueline, Déborah et Betty, qui chacun(e)s repartent avec leur exemplaire dédicacé du « Livre qui parle de toi » ! Cool !
Puis deux surprises arrivent coup sur coup. D’abord Audrey, une bookstagrammeuse qui avait déniché mon roman dans les rayons du magasin quelques jours avant, qui profite de ma présence afin que je lui dédicace, puis très vite la seconde Virginie du jour, qui en plus de faire l’acquisition de mon roman le postera peu après sur son Insta avant de poser à mes côtés… la photo arrive ci-après 🙂 .

On remarquera qu’à l’instar de mon Aurélie du « Livre qui parle de toi », Virginie porte une jupe en jean… ça, c’est un signe !
À propos de jupes… le temps de creux qui suivra me permettra de constater à nouveau une étrange corrélation, que je remarque depuis quelques séances de dédicace. Un phénomène mystérieux sur lequel la science gagnerait à se pencher : pourquoi donc les dames qui portent des robes ou des jupes viennent-elles assez facilement m’acheter mon roman, là où celles portant le pantalon sont déjà plus dures à convaincre, tandis que celles en leggings, c’est quasiment peine perdue (une seule en cinq dédicaces !). Quelqu’un a-t-il une explication ?!
Toujours est-il qu’après une bonne heure sans dédicaces (snif!), les jupes et les pantalons reviennent, et tour à tour Christiane, Camerone, Sandra, Ana, Patricia et Valérian (oui, comme la BD!) viendront me prendre un exemplaire dédicacé de mon « livre ». Yes !
Puis vient lentement le temps de partir. Je profite encore pour faire un tour en rayon pour repérer les romans M+ présents. J’y trouve des exemplaires de « L’Arracheur d’ombres » de François Avisse, « La voix de mon père » de Brigitte Lechanteur, « Les dessous de soie » de Frédéric Somon, « L’ange exterminateur » de Frédéric Zumbiehl et aussi un de « La porte d’Abbadon » de Mathieu Bertrand.
Je pousse aussi la recherche des romans d’amis auteurs dans d’autres maisons d’édition. Je trouve notamment bien placés les romans « Un dernier sortilège » et le premier tome des « Mémoires oubliées » de Karine W. Meyer (Éd. La Grande Vague), ainsi que les livres de Claire Volanges (Nouvelles Plumes) et Julia Mattera (Flammarion), deux auteures qui, bien qu’écrivant des romans très différents, ont un style étrangement proche.
Puis vient le moment de faire l’heure des comptes… repoussée une dernière fois, car une pétillante Karine, cliente de dernière minute intriguée par mon Kakemono qu’elle observait depuis la file d’attente devant la caisse du magasin, se décide de me prendre un dernier « Livre qui parle de toi ». Elle aura droit à la doc de « C’est arrivé en avril » en plus, qui contiendra une jolie surprise pour elle 🙂 .
Vient enfin – pour de bon – l’heure des comptes. Le bilan : 20 dédicaces pour 19 exemplaires vendus. Comme vous l’aurez constaté, même si cette fois je n’ai pas poussé le vice jusqu’à la rupture de stock, la pile a – à nouveau – bien baissé entre le matin et le soir 🙂
C’est alors que je m’apprêtais déjà à partir que Cédric me sort un bonus express de sous son bureau : au Leclerc de Sélestat, les auteurs ont droit a repartir avec une bonne bouteille de vin… Un médoc, Saint-Estephe 2018 en ce qui me concerne, que nous allons déguster avec délectation très bientôt 🙂 Rien que pour ça, croyez-moi, ça vaut le détour !
Sur ce je vous laisse. J’ai à nouveau oublié la consigne des réseaux sociaux (« Soyez bref »), mais bon, là, j’ai une bouteille qui m’attend 😉 Allez, à la vôtre… et à bientôt pour de nouvelles aventures !
Philippe.
PS : Oui, j’ai réussi à le programmer, ce son de basse qui m’a obsédé toute la journée ! Si vous êtes utilisateur du synthé Synth1 (VSTi), je peux vous envoyer le patch 🙂 .








