Hello les amis,
De retour de ma première séance de dédicace loin de mon Alsace natale, là où l’effet « enfant du pays » ne peut en rien jouer en ma faveur.
Ce lundi 12 décembre 2022 (quelle date pour une dédicace !) a donc été le vrai jour-test. Dépêché à l’Espace culturel du Leclerc de Beynost (prononcer « Béno »), bourgade de l’Ain aux portes de Lyon sur recommandation de mon éditeur (M+ Éditions), je relève le challenge de tenter de placer mon roman entre les mains de lecteurs que rien ne disposait à être acquis à ma cause.
Tout commence donc par un voyage. Car bien sûr, pour pouvoir être sur place à l’heure du début de la séance (10 heures du matin), il m’a fallu voyager la veille. C’est donc ainsi que je me suis retrouvé par un froid matin de décembre sur le quai de la gare de Mulhouse, à attendre le TGV Luxembourg – Marseille qui devait m’emmener à Lyon.

Quelques heures et quelques gares plus tard, j’arrive à la gare de Lyon Part Dieu où j’ai rendez-vous avec la branche lyonnaise de la famille, qui m’hébergera durant le séjour, quelque part au sud de Lyon.
Après de chaleureuses retrouvailles (et un bon repas) j’apprends par hasard en consultant mon fil Facebook qu’une amie auteure – Kate McAlistair – est en dédicace à quelques minutes de là où je loge. Ni une ni deux, on file lui faire la surprise… et aussi « tester » avec elle si mes méthodes de « chasse aux lecteurs » mises au point en Alsace fonctionnent aussi sur le public lyonnais. Sur tous les points, c’est un succès. Voilà qui augure de bonnes surprises pour le lendemain.
Une courte nuit de sommeil plus tard, je suis fin prêt pour partir en chasse aux lecteurs. À un détail près peut-être : les spécificités routières de la région Lyonnaise, avec ses bouchons même sur la rocade… bref, nous avons fini par atteindre le Leclerc à temps, mais bon… courage aux Lyonnais qui vivent ça tous les jours quoi…

Peu avant dix heures, j’atteins donc l’espace culturel dans lequel je pénètre en trombe, à la recherche du responsable… au point de ne même pas voir la table de dédicaces déjà préparée par ses soins. Toujours est-il qu’on finit par se trouver et a affiner les derniers détails. C’est bon, maintenant la chasse aux lecteurs peut commencer ! Sur ma table, vingt-cinq exemplaires de mon « Livre qui parle de toi » attendent mes lecteurs. Vingt-cinq exemplaires à placer en huit heures, car l’objectif est bien là : la rupture de stock !
Assez vite, les premiers lecteurs – qui comme souvent sont des lectrices – arrivent et, dès les deux premières heures, je vends mes sept premiers exemplaires. Merci donc à Sylva, Laura, Alice (qui a pris un exemplaire pour son amie Sandrine), Benmabrouk, Daniel, Stéphanie (qui en fera cadeau à une certaine Michèle) et Serena pour vos acquisitions. Allez, 25 – 7 = plus que 18 exemplaires à vendre !
Parmi ces belles rencontres, celles d’une dame d’origine tchèque, ainsi que celle d’une jeune femme qui venait rencontrer « un vrai auteur » (sic!) à qui elle a acheté son livre « pour sa copine Sandrine », ladite Sandrine étant elle aussi auteure… mais auteure n’osant pas faire lire ses oeuvres, et encore moins les envoyer à des éditeurs. Bien sûr, j’encourage aussitôt cette jeune femme à transmettre le message à son amie : ose ! Et n’hésite pas à prendre contact avec moi pour de plus amples conseils. 🙂
Puis arrive l’heure de midi. Le public commence à se tarir. Le responsable du magasin semble quant à lui ravi de mon score : sept exemplaires vendus en deux heures un lundi matin, ce serait « pas mal du tout ». Ah ben ravi de l’apprendre donc.
Les deux heures suivantes seront creuses… d’abord quasiment personne de midi à treize heures, puis quand les gens reviennent, ils se jettent sur les babioles de Noël ! C’est là que tu te rends compte qu’en tant qu’auteur débutant ou confirmé, tu ne dois pas mesurer ton succès par rapport aux ventes de Musso, mais que tu es dans le même bateau que l’auteur sus-cité : à ramer contre l’attrait des gnomes lumineux de Noël (je ne savais même pas que ça existait !) et autres chats du bonheur chinois, qui m’explosent autant qu’ils explosent tous les auteurs ici présents en termes de chiffres de ventes…

Bref à quatorze heures, j’en suis qu’à neuf ventes. Rita et Sylvie, deux lectrices charitables sont certes venues m’acheter mon « Livre qui parle de toi », mais bon, voilà quoi… La perspective d’atteindre la rupture de stock avant dix-huit heures commence à ressembler à de la science-fiction, alors que les seize exemplaires restants me narguent…
Puis lentement, les affaires reprennent. Fabienne, Jacky et Cendrine viennent se rajouter à la liste de mes lecteurs qui ont fini par céder aux charmes de mon « livre ». Plus que treize exemplaires à placer à quinze heures. Ça reste difficile, mais…
C’est alors que tout s’emballe. À partir du milieu de l’après-midi, lecteurs et lectrices sont de retour ! Aux gnomes lumineux de Noël, ils et elles préfèrent un bon bouquin : ça tombe bien, j’en vends ! Tour à tour, le « Livre qui parle de toi » parle à Mélissa, Laura (pour sa mamie alias « Mamoune »), Julie, Gaëlle, Élodie, Olivier, Roger-Michel et Marthe, Mohamed (qui l’offrira à sa chérie Louise) puis enfin à Christine et Christian, qui quant à eux l’offriront à Viviane.
En moins d’une heure, neuf exemplaires changent ainsi de propriétaire, et le dialogue se noue. Certains me demandent comment mon nom se prononce (spoiler : pas comme dans une célèbre chaîne de restauration rapide 😉 ) tandis que d’autres me croient Lyonnais… et découvrent avec une certaine surprise que je viens des lointaines frontières de l’Est, là où l’on mange tous les jours de la choucroute garnie (ou pas, mais bon…). « Mais vous n’avez pas l’accent ! » qu’ils me disent. Sur ce, j’enchaîne sur une démo d’accent alsacien 100% garanti made in Sundgau, ils se marrent, ça attire du monde et paf! nouvelles ventes ! Ja Hopla ! 🙂
Toujours est-il qu’après ce temps fort, à deux heures de la fin de la séance de dédicaces, il ne me reste plus que quatre exemplaires à vendre. Ça redevient jouable !

Détail intéressant : plus j’avais du monde devant mon stand, plus ce dernier attirait du chaland. Le succès va au succès qu’on dit, une fois la spirale de la loose vaincue…
L’heure qui vient sera cependant à nouveau plus creuse. Seules Hélène et Pascale viennent acquérir mon « Livre » tandis que lentement, la fréquentation du magasin baisse. À dix-sept heures, il me reste encore deux exemplaires à vendre… et l’envie farouche de ne pas rater l’objectif que je me suis fixé : atteindre la rupture de stock !
Puis soudain, presque coup sur coup, Évelyne et Gaby me découvrent, engagent la conversation, puis repartent chacun avec un exemplaire des aventures d’Aurélie sous le bras… vous savez ce que ça signifie ? 2-2=0 ! Mission accomplie ! à 17h10, mon stylo achève sa dernière dédicace de la journée et, tandis que Gaby file à la caisse payer son exemplaire, je me rends compte qu’il ne me reste plus qu’à meubler le temps en explorant un peu le rayon livres, où je trouve quelques ouvrages écrits par d’autres auteurs de la maison d’édition – notamment le très remarqué « Souviens-toi de Sarah » de Page Comann ou les romans de Frédéric Somon, qui se déroulent dans l’Ain, ce qui leur vaut d’être classés comme « romans de terroir ».
J’en profite aussi pour laisser quelques flyers trainer sur ce qui fut ma table de dédicaces, ainsi que pour en glisser quelques uns du côté des « bestsellers » du magasin… tant qu’à faire quoi ! 😉
Puis vient l’heure de plier bagage, de goûter à nouveau aux joies de la rocade à bouchons avant de revenir fêter ce succès en famille.
Ainsi s’achève donc mon aventure lyonnaise. Enfin presque quoi. Au programme du lendemain, en attendant le train du soir : une visite des environs est prévue, visite finalement tombée à l’eau (ou plutôt à la neige) à cause de conditions climatiques dignes de mon Alsace natale, qui ont fait se recouvrir le Lyonnais d’un manteau blanc qui n’aurait pas dépareillé à Oberschaefholtzheim. J’aurais cependant entraperçu l’étonnante architecture du musée des confluences… mais uniquement sur mon chemin vers la gare.
Il faudra donc m’inviter à nouveau pour que je découvre les lumineuses spécificités de la capitale des Gaules… mais je suis certain que l’avenir me réservera bien des opportunités en ce sens 😉




