Hello les amis,
3 décembre 2022. Enfin de nouveau un week-end dédicace ! Cette fois, direction la librairie Littera, à Mulhouse 🙂
Après avoir rallié Mulhouse par temps de grève SNCF, hop, direction place de la Réunion pour rejoindre la librairie où je suis attendu pour y dédicacer mon « Livre qui parle de toi ».
Arrivé un chouille avant l’ouverture (ponctuels, ces Alsaciens, épisode 2 😉 ), j’en profite pour acheter quelques manellas – des pâtisseries alsaciennes typiques en forme de petit bonhomme, traditionnels de la période de l’Avant – que j’offrirai aux équipes de la librairie, puis direction l’établissement lui-même… où je suis toujours en avance !
En discutant un peu avec quelques vieilles dames elles aussi très ponctuelles, piaffant d’impatience devant les portes encore closes de leur librairie préférée, je prévends déjà mon premier exemplaire en rodant mon argumentaire. Autant dire que les choses s’annoncent bien 🙂 Une vente avant l’ouverture de la librairie, ça, ce n’est pas courant !
Puis enfin, les portes du royaume des livres s’ouvrent. Je m’y engouffre et vais rejoindre la très sympathique Valérie, la responsable du rayon librairie, qui sera mon interlocutrice du jour.
Elle me présente rapidement les lieux, l’équipe aussi (Coucou Fabio et la jeune femme à la robe verte dont j’ai malheureusement oublié le nom 🙂 ), puis je m’installe à ma place, stylo au poing !
Très vite, les premiers clients arrivent, ou plutôt les premières clientes, à commencer par celles pré-démarchées avant même l’ouverture du magasin. Les dédicaces se suivent et ne se ressemblent pas. Mon argumentaire est prêt. Dès qu’une personne me capte du regard, je lui déclame : « Imaginez qu’un soir, en rentrant du boulot, vous trouviez là, sur la table de votre cuisine, un livre qui parle de vous ! Un livre anonyme, mais dédicacé à votre nom ! Ça ne vous est sans doute jamais arrivé ? ».
Là en général, les gens me répondent : « non ».
Alors je continue : « Imaginez alors que vous vous mettiez à le lire, et que le livre vous promette le plus grand des trésors, pour peux que vous résolviez l’énigme contenue dans ses pages ». Là, en général, leurs yeux brillaient, et c’était gagné ! Merci donc à Angélique, Hélène, Annie, Christa et Stéphanie pour ces premières dédicaces du matin !
Puis vient un temps un peu plus creux où je peux un peu discuter avec la Valérie, la libraire en chef. Outre qu’elle est une réelle experte de son domaine, elle se révèle également être une excellente critique de couvertures de romans, sachant exactement ce qui marche dans quel genre. Une mine d’or de conseils en la matière !
Si la couverture de mon livre qui parle de toi n’est pas exempte de reproches à ses yeux (bien qu’elle lui ait immédiatement tapé dans l’oeil), je prends note de ses conseils pour sa mise à jour à l’occasion d’une potentielle réédition en poche, et lui propose de devenir ma « conseillère en couvertures ». Elle en est ravie. Tope-là, les prochaines couvs de mes roman seront « Valériefiées » (et elle sera remerciée en tant que tel dans mes romans 🙂 )
Pendant la pause de midi, j’ai aussi une bonne discussion avec d’autres libraires du magasin, qui m’expliquent comment les représentants de nos diffuseurs s’y prennent pour placer nos romans en magasin. Un échange très intéressant 🙂

Après le miam-miam, retour à mon poste de chasseurs de lecteurs ! Très vite, Séléna, Henriette, Sophie, Michel et Christian sont convaincus par mon petit speech (« Imaginez… ») et repartent avec leur exemplaire sous le bras. Bon, pour Christian, j’ai un peu moins de mérite vu qu’il est un ancien membre du photo club dont je suis membre, mais bon, pour les autres ça compte quand même !
Puis vient « l’heure papeterie ». C’est à dire l’heure où le magasin est soudain envahi par des client.e.s qui cherchent tout… sauf des livres ! Malgré certains échanges intéressants (notamment au sujet de l’Intelligence artificielle et de la MHD, un mode de propulsion révolutionnaire sur lequel de nombreux chercheurs travaillent – surtout du côté de la Russie – mode de propulsion qui sera mentionné dans un de mes prochains romans 😉 ), ça discute… mais ça ne vend pas.
Puis vers 17h, les affaires reprennent. Tour à tour Myriam, Riwall, Daxan, Luisa, Valérie (je tiens ma Valérie-cliente du jour !), Anne et Corinne « imaginent »… et s’emparent du kit de chasseurs / euse de trésor qu’est mon livre !
Bon, pour Anne, à nouveau, j’ai moins de mérite, étant donné qu’elle est une ancienne camarade de collège (qui n’a pas changé d’ailleurs, sauf de lunettes), mais pour les autres… wouah quoi ! Mention spéciale pour Daxan et ses potes, un crew de rappeurs mulhousiens, avec qui on a pas mal discuté écriture, beatmaking (= création de musique dans l’univers du rap) et fonctionnement de l’industrie musicale, un monde pas si différent de celui du livre…
L’aventure se termine donc sur un bilan qui ravi Valérie la libraire, qui me confie que vu mes scores (et le reste aussi 😉 ), je suis largement le bienvenu à la sortie de mon prochain roman… et aussi qu’elle parlerait de moi à quelques connaissances en librairies… ainsi naît un réseau 🙂
Avant de faire le bilan, on parle un peu, de son rapport avec M+ Éditions (qu’elle connaît, y compris notre gamme de poche « M+ mini », collection dont elle a un roman en vente, en l’occurrence la version poche de « La porte d’Abaddon » de Mathieu Bertrand). Et comme nous parlons poche, je parviens à lui faire commander deux exemplaires de cette version de « La Chinoise du tableau » de Florence Tholozan… livre dont elle adore au passage la couverture (l’oeil de l’experte quoi !).
Puis vient pour moi le temps de prendre congé de cette superbe équipe, et de se dire « à l’année prochaine », pour mon prochain roman…


