Séance de dédicace au Leclerc d’Erstein – 25 avril 2026 : Le livre qui parle aux gens.

Pour les gens pressés :

Nouveau samedi, nouvelle séance de dédicace, en l’occurrence ce samedi 25 avril 2026, j’étais en service à l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein (Bas-Rhin). Les scores sur place sont sans appel : un de mes romans domine ultra-majoritairement les tops des ventes, porté par une situation géopolitique qui rend trop réelles mes Jamesbonderies, et surtout une nouvelle couverture résolument printanière qui résonne avec mes lecteurs en cette saison.

Que disent donc les chiffres ? :

Y aurait-il eu un livre archi-dominant lors de ma dédicace à l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein ? Voyons voir ce que disent les chiffres…

Total : 26 livres vendus.

Philippe Meisburger et tous ses romans à sa table de dédicace à l'Espace Culturel Leclerc d'Erstein, devant la très belle affiche annonçant l'événement, le 25 avril 2026.
Philippe Meisburger et tous ses romans à sa table de dédicace à l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein, devant la très belle affiche annonçant l’événement, le 25 avril 2026.

Panique météorologique.

9h22. Parti promptement de chez moi, j’arrive promptement sur le lieu de la dédicace, à savoir l’Espace culturel Leclerc d’Erstein, qui contrairement aux autres espaces culturels où j’ai dédicacé ces dernières semaines, celui d’Erstein n’est pas accolé à l’hypermarché où les gens vont faire leurs courses alimentaires. Donc je ne pourrai cette fois pas bénéficier de ce public allé acheter des salades et qui fait un petit saut par l’Espace Culturel.

En temps normal, cela ne pose pas de problème, mais par le temps magnifique qu’il fait en ce 25 avril 2026, l’affaire risque de se corser. Les gens n’auront-ils pas envie d’aller se balader dans les Vosges, ou dans le Ried, ces jungles rhénanes qui sont un peu notre Amazonie alsacienne ?

L’effet Kakemono

Quoi qu’il en soit, je prends contact avec les équipes du magasin. L’accueil est très sympa, et je profite des heures matinales où les lieux sont encore calmes afin de m’installer. Je découvre aussi la très belle affiche qui m’a été réalisée par les équipes du Leclerc, que je remercie pour ce travail. Au passage, ça me permettra de tester l’effet des affiches et autres roll-up/kakemono dans le cadre de la vente de livres.

En effet, suite à ma publication de mes deux articles de blog respectivement au sujet de mes trucs et astuce pour vendre en dédicace solo puis en salon, un lecteur m’a signalé ce qui selon lui furent deux omissions : les kakemonos (ou roll-up) – que je n’évoquais pas – et la présence de résumés « en grand » affichés sous les livres.

Personnellement, je ne crois pas qu’en faisant l’impasse sur ces stratégies j’ai omis des méthodes efficaces, car comme le disent mes articles, je ne crois pas aux méthodes passives. Mais bon, je me suis aussi dit que j’allais quand même essayer une fois, histoire de vérifier. L’immense affiche derrière moi faisant largement office de Kakemono, je pourrai tester l’efficacité du dispositif.

La très belle affiche annonçant ma dédicace réalisée par les équipes du Leclerc d'Erstein.
La très belle affiche annonçant ma dédicace réalisée par les équipes du Leclerc d’Erstein.

Prêt pour l’action !

Je mets donc en place mes romans selon le schéma habituel, et bien sûr je dégaine mes marque-pages. Je reprends aussi une technique mise en place à l’Hyper U de Colmar : placer des exemplaires de mes romans sur les côtés de la table, orientés perpendiculairement à moi, permettant ainsi aux gens ne m’abordant pas de face de malgré tout découvrir mes écrits.

La suite de l’histoire vous la connaissez : réalisation de la photo officielle, lancement de cette dernière sur les réseaux sociaux, et avant même que je ne la poste sur insta, déjà une jeune retraitée m’aborde. « C’est quoi ce joli livre printanier qu’elle me demande », fixant d’un regard plein d’étoiles Le livre qui parle de toi. Je lui pitche alors le roman, les étoiles se multiplient dans ses yeux, et hop, première dédicace du Livre qui parle de toi avant même d’avoir pu achever mon post sur insta !

Très vite après, l’un des seuls hommes de la journée qui acceptera de causer bouquins se présente à moi. Guy, qui aime les thrillers, fond pour mon pitch de La directive Jupiter et tandis que je lui dédicace, je me demande si le même scénario que la semaine précédente va se répéter : un démarrage en fanfare avant un crash lamentable pour mon nouveau roman. Spoiler : oui !

Pitcher… à une seule moitié de l’humanité.

La pluie étant l’amie de la librairie, le grand soleil qui luit dehors a valeur de déclaration de guerre. Ce matin-là à Erstein de l’aveu de tous, « c’est calme ». Du coup je suis à l’affût du moindre client. Où de la moindre cliente surtout, car à 2-3 exceptions près, les hommes présents sont unanimes : ils ne lisent pas. Ou plus. Un s’étonne même : il y a encore des gens qui écrivent ? Et en plus ils croivent que des gens vont lire leurs livres ?! Non, mais allô !

Plutôt que de s’inquiéter d’une certaine désaffection de la lecture auprès des jeunes pas si marquée qu’on ne le pense, le CNL devrait plutôt enquêter sur le vrai problème : la raison qui pousse les hommes (au masculin) à, dans leur immense majorité, délaisser le livre. Lire, un truc de fille ? Écrire aussi ? Me dire romancier sera-t-il bientôt aussi bizarre que si je me baladais en jupe à volants et talons hauts ? Pour ma dédicace de la semaine prochaine, je taxe les fringues d’une copine ?

Être prolifique malgré le calme.

Donc comme dit, en cette matinée du 25 avril, peu de monde passera les portes de l’Espace Culturel. Par contre comme je le remarque de plus en plus, ce sera un public accessible et ouvert aux achats d’impulsion, pour peu qu’on leur pitche bien les romans.

Ainsi, peu après avoir dédicacé La directive Jupiter à Guy, arrive une famille typique : le père, la mère, la fille. Si les parents ne veulent pas entendre parler de livres pour eux – la fille par contre me dit aimer le fantastique. Du coup, je n’hésite pas : je lui tends C’est arrivé en avril. Pourquoi ce roman ? Depuis un certain temps, je remarque que c’est celui auquel les ados sont les plus réceptifs. Sans doute aussi parce que son héroïne – Karine – est de toutes mes héroïnes la plus jeune (elle a 19 ans). Le pitch opère dans la seconde sur la jeune Sorenza, qui repart avec son exemplaire d’Avril sous les bras. Mais C’est arrivé en avril ne touche heureusement pas que les ados, en témoigne Isabelle qui craquera sur un second exemplaire de ce roman.

Un autre livre réalisera un beau doublé dans la matinée : La directive Jupiter, qui partira d’abord entre les bras de la jeune Maélyne puis d’Alex, qui prétend en avoir entendu parler sur France inter. Bon, entre nous, je pense que la probabilité que France Inter ait parlé de mon roman autoédité est proche de zéro, mais bon… à noter que l’an dernier déjà, un client Ersteinois – qui ne s’appelait pas Alex cependant – m’avait pris un exemplaire de La fille de demain, arguant là aussi d’avoir entendu de mon roman dans un classement des meilleurs thrillers de l’année dans lequel mon roman n’a jamais figuré… si votre imagination me fait vendre des romans, ma foi… 🙂

Philippe Meisburger sous le ciel bleu, devant l'Espace Culturel Leclerc d'Erstein, 25 avril 2026
Philippe Meisburger sous le ciel bleu, devant l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein, 25 avril 2026

Aurélie qui rit, Caillean qui pleure.

La fille de demain, parlons-en. L’an dernier, dans ce même Leclerc d’Erstein, c’était mon bestseller, avec 16 exemplaires vendus. Ce matin, changement total d’ambiance pour ma voyageuse du temps. Seule Lucienne tombe sous son charme. Merci la situation géopolitique qui ne donne pas envie aux gens de frissonner. De toute façon, question suspense et menaces existentielles, je ne ferai pas mieux que BFM ou LCI !

Même tarif pour Rainbow et son Inaccessible étoile, décidément inaccessible aux gens, ne touchant que la sœur de Jean-Nicolas, artiste de rue au sein d’une compagnie théâtrale – la compagnie Ni – que j’ai déjà eu la chance de voir en spectacle, que je vous recommande… son personnage de Léon est excellent ! Je ne suis pas étonné que ce roman touche une famille d’artistes, et je lui souhaite une bonne lecture de mon roman qui pousse à ouvrir les ailes.

Comme ça commence à devenir (trop) souvent l’habitude, la gagnante du matin sera une certaine Aurélie et son Livre qui parle de toi, qui est résolument le livre qui parle le plus aux gens, séduits à la fois par l’audace du titre, le côté acidulé, coloré et printanier de sa couverture. Le fait que plus qu’ailleurs encore, à Erstein, un lecteur aura été une lectrice, il n’est par ailleurs guère étonnant de constater que le plus féminin de mes romans trouve le mieux son public, touchant tour à tour Frédérique, Valérie, Arielle, Christine et Catherine.

En fin de matinée, les scores sont donc une vente pour L’inaccessible étoile et La fille de demain, deux pour C’est arrivé en avril, trois pour La directive Jupiter et six pour Le livre qui parle de toi, qui d’emblée prend la pole position.

La pause de midi.

Arrivent alors les heures de midi. Le magasin se vide au point où je me décide de m’octroyer pour une fois un repas loin de mon stand, sur le parking du Leclerc. Dehors luit un soleil digne de la Côte d’Azur, et enfin le vent glacial des jours précédents semble s’être modéré. En temps normal, ce genre de météo me ravit. Pas aujourd’hui. Comment voulez-vous espérer que les gens viennent acheter des bouquins par un temps comme ça ?! Une chose est sûre : l’après-midi risque d’être aussi calme que le matin : si je ne remonte pas mon niveau de jeu, je suis cuit !

Du coup je décide de sortir une nouvelle botte secrète, ou plutôt de tenter une autre technique que mon article sur les conseils pour auteurs en dédicaces déjà cité ci-dessus omettait paraît-il : certains auteurs feraient la différence en accrochant à leur table de dédicace des feuilles présentant les enjeux des différents romans en quelques phrases. Désireux de tester la méthode, j’avais imprimé des feuilles de ce type la veille, me jurant de les sortir si je devais dégainer l’artillerie lourde.

Alors bien sûr, au Leclerc, pas question d’accrocher quoi que ce soit avec du ruban adhésif : qu’à cela ne tienne : je me sers de la pile des livres pour bloquer les feuilles, bien visibles aux yeux de mes lecteurs potentiels. Me voilà à présent fin prêt à attaquer l’après-midi et son public en général plus nombreux, mais moins « tentable », bref un public plus difficile face auquel tous les bons plans sont les bienvenus. Ne reste qu’à attendre qu’il sorte de table…

Les "feuilles résumé" censées attirer les lecteurs. Effet nul...
Les « feuilles résumé » censées attirer les lecteurs. Effet nul…

Après-midi, ça rime avec famille.

Vers quatorze heures, enfin les gens reviennent. D’abord une personne, puis deux, puis des familles entières, qui cependant passent davantage à l’ample rayon jouet avec leurs enfants. Au moment de passer devant les livres, ils ont souvent déjà passé la demi-heure précédente à dire non à leurs enfants qui craquaient sur les jouets par milliers présents en ces lieux. Du coup, devoir d’exemplarité oblige, les parents ne peuvent se permettre de craquer sur des romans. Autant dire que l’après-midi va être très longue…

La menace vient de l’Espace ? J’ai passé l’âge, monsieur !

Comme à Sélestat la semaine précédente, La directive Jupiter sera en plus handicapée par sa couverture présentant un astéroïde filant vers la Terre. Une scène dans l’espace donc. Donc aux yeux des gens, le roman se déroule forcément dans l’espace (alors que seule la menace en provient), et si ça se passe dans l’espace, c’est forcément compliqué, avec des vaisseaux spatiaux dans tous les sens. Et donc que le livre n’est pas pour eux. À se demander si les salles pleines à la sortie de chaque Star Wars n’ont pas été une hallucination collective…

Le soir même, à mon retour, C dans l’air consacrera son émission du soir au projet de Donald Trump de déclassifier les infos US sur les extraterrestres. À l’antenne, la présentatrice et certains invités (à l’exception de Sylvain Maisonneuve) y verront la preuve que les Américains sont de grands enfants et qu’en Europe, les vrais adultes ne s’intéressent pas à ces trucs, faisant écho à ce que m’avait dit mon agent chez Librinova en son temps : en France, ce genre de littérature, c’est pour les moins de dix-huit ans. Passé cet âge, on devient adulte, et on s’intéresse aux sujets « les pieds sur Terre ». Et ce quand bien même la menace présentée dans La directive Jupiter (astéroïde géocroiseur du type ayant mis fin au règne des dinosaures) pourrait devenir bien devenir réelle un jour.

Contagion (Steven Soderbergh, 2011). Un film de SF de plus… jusqu’à ce que le Coco ne vienne nous confiner moins de dix ans après sa sortie…

Cette couverture me joue d’autres tours, vu que c’est la plus identifiable de toutes. Et comme dans l’esprit des gens, un auteur écrit forcément toujours le même genre de romans, le fait que j’ai un roman qu’ils estampillent SF, alors forcément, toute ma production est du même tonneau. Je rate ainsi 2-3 ventes de mes autres romans, juste en raison de ce genre de préjugés…

Technophobes et technophiles.

Un autre problème que je rencontre de plus en plus, mais qui a été particulièrement évident à Erstein : sous la pression des avancées technologiques rapides (drones, IA…) le public se divise de plus en plus en deux camps irréconciliables : les technophobes et les technophiles.

Les premiers – les technophobes – lisent des romans, mais ne veulent pas ou plus entendre parler de technologie. Pour eux tout ça va trop vite, trop loin, et donc tout roman qui de près ou de loin rappelle notre monde technologique bloque auprès de ce public. Les gadgets futuristes de La fille de demain ? Par pitié non ! Et la menace planétaire venue de l’espace, ça ne sentirait pas la technologie ça ? Ceux-ci me demandent des romans se déroulant dans le monde « d’avant ». La France sans ordis, sans smartphones, avec une prédilection pour les époques révolues, avec une forte demande sur le moyen-âge.

Alors mes romans pleins de drones, d’IA, de techno-surveillance et autres signes des temps, vous imaginez leur réaction. « Tout ça, c’est pas réel ! » qu’ils me disent. Et ce bien que dans leur dos, à deux mètres, se trouvent des drones comme celui présenté ci-contre, dont les performances sont proches de ceux présents dans mes romans, et dont la vidéo démo tournant toute la journée sous les yeux ferait une bonne bande-annonce présentant le rythme de mes romans.

Du coup, si vous voulez découvrir le rythme auquel mes romans filent, cliquez sur play ci-dessous, et jugez par vous mêmes !

Au passage, j’ai un peu parlé avec les vendeurs responsables des drones : un échange passionnant qui m’a révélé que ces engins dépassent déjà ce qui est écrit dans mes romans. Donc le prochain qui me dit « c’est de la SF, c’est trop compliqué ! », je pourrai lui répondre que c’est déjà un roman historique !

Un drone DJI Neo à 199€ à l'Espace Culturel du Leclerc d'Erstein, 25 avril 2026
Un drone DJI Neo à 199€ à l’Espace Culturel du Leclerc d’Erstein, qui m’a tenté toute la journée du 25 avril 2026. Je précise que je ne suis pas sponsorisé par cette marque !

Désolé les technophobes, mais ce genre de films, ce n’est plus de la SF (que je puisse m’acheter la bagnole de la fin du clip, si !)

Les seconds – les technophiles – sont au contraire à l’aise avec ces évolutions en lesquelles ils voient comme moi l’unique issue vers des lendemains meilleurs. Eux ont des étoiles qui brillent dans les yeux quand je leur pitche La directive Jupiter, La fille de demain ou même les deux. Problème : en bons technophiles, cela fait bien longtemps qu’ils ne lisent plus sur papier, remplacé par les liseuses et les tablettes. Or les livres qu’ils ont sous les yeux sont… en papier. Du coup, la rencontre ne se fait pas.

Je leur annonce bien sûr que mes romans sont également disponibles en livre électronique, ce qui souvent les étonne : quoi, des auteurs « locaux » savent publier en livre électronique ?! Ils me promettent de le prendre sous ce format – d’autant que le prix de mes romans sous ce format est fort compétitif, entre 2,99€ et 3,99€ – mais hélas, souvent les promesses s’échouent sur le mur de l’oubli, comme je vous le racontais dans cet article démystifiant la « magie du bouche-à-oreille ». Un auteur en dédicace, c’est comme une vidéo sur Tiktok : la sensation d’une seconde, jusqu’au swipe suivant…

Tu t’es vu quand t’as vendu ?

Et du coup tu veux nous dire quoi, que t’as pas vendu ? Si, j’ai vendu… mais force est de constater que le seul titre passant à travers toutes les mailles du filet s’en est tiré (largement) mieux que les autres.

Quel est ce mystérieux titre miracle ? Ce ne sera pas L’inaccessible étoile. Le présenter sous la forme d’un conte philosophique le rend inaccessible, fable contemporaine idem, comme un film Pixar sur papier fait croire aux gens qu’ils ont passé l’âge, et le simple fait qu’on y voie des étoiles – un mot compris dans le titre en plus – prouve bien que c’est un roman de SF, quand bien même ça n’en est pas. Exit donc L’inaccessible étoile qui ne vendra plus un exemplaire de plus en ce jour.

Est-ce C’est arrivé en avril ? Non plus. S’il séduira encore Adam, amateur de Stephen King, ce bébé ne fera plus d’étincelles.

La directive Jupiter alors ? Non plus. Et pourtant c’est lui que je devrais mettre en avant lors de ce Jupitour. Pourtant, seule Jennifer craquera pour les aventures Jamesbondesques d’Amber et Vincent. Flop pour lui aussi donc.

La fille de demain peut-être ? Elle s’en tirera un peu mieux en touchant tour à tour Aurélie, Geoffrey et Nathalie. Son secret : étant un one-shot, je m’en sers comme porte d’entrée auprès de ceux qui ont délaissé la lecture au profit de la BD, du ciné ou des séries. C’est ainsi que Geoffrey, qui depuis dix ans n’a lu que du manga, se laissera tenter par les aventures de Caillean et Vincent, séduit par mon pitch et surtout ma présentation qui dédramatise la lecture, dont les œuvres imposées qu’il a dû lire au lycée l’ont dégoûté. La fille de demain devra à présent réparer les dégâts laissés par Tartuffe (et encore, il a eu de la chance. Moi au lycée, j’étais tombé sur Balzac!). En tout cas, cette vente vaut de l’or : ramener les non-lecteurs à la lecture, c’est en général signe que votre roman est de la graine de bestseller.


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And the winner is…

Par élimination, vous avez découvert qui a dominé, survolé, écrasé même cet après-midi : comme ce matin, mais en plus radical encore, Aurélie et son livre qui parle de toi, fait un strike tour à tour auprès de Laurence, Hélène, Cindy, Margot, Marjorie, Jennifer, Carole et Marianne, soit 8 de mes 13 ventes de l’après-midi.

Comment l’expliquer ? Tout tient d’une part à son pitch maîtrisé, à son titre mystérieux, mais surtout à sa nouvelle couverture, qui lui a offert une seconde jeunesse. Débarrassée des tons froids de la première version, cette couverture chaleureuse, graphique, colorée, printanière conquiert les cœurs de ceux qui désirent un roman en adéquation avec la saison, un roman qui les fait s’évader du monde complexe et technologique dans lequel nous baignons.

Par deux fois, des personnes allant m’acheter un autre de mes romans – La fille de demain une fois, La directive Jupiter une autre, des gens à qui j’allais attaquer la dédicace du roman, ont fini par m’interrompre et me demander : « Et ce bouquin là, avec les jolies couleurs, il parle de quoi ? ». Je leur pitchais alors et au dernier moment, ils ont alors changé leur fusil d’épaule, passant de La fille ou de La directive à ce Livre qui parle de toi qui leur parlait plus que tout. À croire que j’aurais pu arrêter de m’écrire fin janvier 2018, date d’achèvement de la première version de ce roman !

Le livre qui parle de toi (réédition 2025)
Le livre qui parle de toi (réédition 2025)
Visuel de couverture du roman "La directive Jupiter"
Visuel de couverture du roman « La directive Jupiter »

Visuels du Livre qui parle de toi et de La directive Jupiter. En vous basant sur la couverture, vous avez envie de lire lequel ?

Dresser le bilan.

Puis lentement, le soleil décline. Arrive pour moi l’heure de tirer ma révérence pour cette année. Je rejoins la libraire et elle semble ravie de mon résultat, inespéré pour un jour ensoleillé, corroborant les dires des caissières qui m’ont assuré avoir vu défiler plein de mes bouquins, ce qui les ravit.

Peu avant mon départ, un autre employé m’a également précisé que les auteurs plafonnant à quatre ou cinq ventes sont légion, et que voir mon stock fondre à mesure que les heures passent était un spectacle réjouissant, preuve qu’avec un peu de technique de vente on peut placer ses livres, malgré une série impressionnante de vents contraires détaillés ci-dessus. Je suis donc tout naturellement invité à candidater à nouveau pour une dédicace l’an prochain.

Dressons aussi le bilan des méthodes soi-disant efficaces qui manquaient à mon article sur les dédicaces :

– Effet du kakemono / de l’affiche : zéro ! Plein de gens s’étonnaient de découvrir que j’étais l’auteur de mes romans, et ce en dépit de cette affiche derrière moi qui l’indiquait noir sur blanc, avec ma photo et le visuel de mes livres. Et pourtant, l’affiche était très bien conçue. Mais a-t-elle vraiment été regardée ? Réponse en un mot : non.

– Effet des « feuilles résumé » ajoutées à midi : effet nul là encore. Seul le vigile les a remarquées. À part lui, je n’ai pas vu le moindre regard en direction de ces feuilles, et personne n’a évoqué leur contenu.

Conclusion : si ces méthodes « manquantes » ne figuraient pas dans mes articles sur les dédicaces solo et celui sur les salons, c’est tout simplement parce qu’elles sont inefficaces !

Et donc on remercie qui ?

Comme à l’accoutumée, je tiens à remercier mes futurs lecteurs et surtout lectrices du jour. Un grand merci donc à Jean-Nicolas qui suivra la quête de Rainbow dans L’inaccessible étoile, à Sorenza, Isabelle, et Adam qui partiront sur les routes aux côtés de Karine et Vincent dans C’est arrivé en avril, à Lucienne, Aurélie, Geoffrey et Nathalie qui prendront la poudre d’escampette aux côtes de Caillean et Vincent dans La fille de demain. Merci aussi à Guy, Maélyne, Alex et Jennifer qui sauveront le monde dans La directive Jupiter, et enfin à Pierrette, Frédérique, Valérie, Arielle, Christine, Catherine, Laurence, Hélène, Cindy, Margot, Marjorie, Jennifer, Carole et Marianne, qui résoudront l’énigme du Livre qui parle de toi 🙂

À noter un sex-ratio de 5 lecteurs contre 21 lectrices, ces dernières ayant comme d’habitude été hégémoniques sur Le livre qui parle de toi. Messieurs, savez-vous que lire un livre ne fait pas perdre sa virilité ?

En chiffres, cela nous donne 1 L’inaccessible étoile, 3 C’est arrivé en avril, 4 La fille de demain, 4 La directive Jupiter et 14 Le livre qui parle de toi, soit un total de 26 livres vendus.

Suite à cette séance de dédicace à l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein, mon total de ventes atteint désormais 272 livres vendus en dédicace depuis le début de mon Jupitour qui se poursuit samedi prochain au Cultura de Geispolsheim !

Mon marque-page de "La directive Jupiter" à l'Espace Culturel Leclerc d'Erstein
Mon marque-page de « La directive Jupiter » à l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein

Et l’étude de marché dans tout ça ?

Peu de demandes non satisfaites cette fois. J’arrive à couvrir tous les amateurs de polars et de thriller avec La fille de demain et La directive Jupiter, même si la présence d’éléments SF ou d’une technologie trop récente a ensuite refroidit les polardeux les plus classiques. Mais le nouveau pitch en lui même fonctionnait sur ce public.

Quatre lectrices de romance, trois lecteurs de fantasy et deux amatrices d’histoires vraies n’ont pas trouvé chaussure à leur pied. Je note donc.

À bientôt !

Merci donc aux lectrices et lecteurs qui ont craqué sur mes romans, et merci à Christophe et toute l’équipe gérant l’Espace Culturel Leclerc pour l’avoir accueilli une troisième fois dans leurs locaux, après mes passages en 2024 et 2025.

À bientôt donc pour l’édition 2027 !

Précédente dédicace : Leclerc de Sélestat

Un ciel d'Azur sur le parking de l'Espace Culturel Leclerc d'Erstein, le 25 avril 2026. Qui a envie d'aller faire ses courses sous un ciel pareil ?
Un ciel d’Azur sur le parking de l’Espace Culturel Leclerc d’Erstein, le 25 avril 2026. Qui a envie d’aller faire ses courses sous un ciel pareil ?

Un commentaire

  1. Je ne comprends pas que l’Inaccessible étoile ne cartonne pas , pour moi c’est celui qui m’a parlé le plus , en remplaçant les humains par des oiseaux! Que penserait un clan d’oiseaux si tout à coup un jeunot Rainbow trouverait une solution pour une vie meilleure ? Le suivrait il ? D’actualité, car ils se comportent comme nous les moutons par peur ou lâcheté au lieu d’oser suivre ce petit génie qui déçu rejoindra
    l’au-delà qui est pour lui « L’Inaccessible Etoile . »

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