3 mai 2025. Après le week-end au Forum du livre, à moi de reprendre la grande aventure des dédicaces. Direction cette semaine l’un des hauts lieux de cet exercice, prisé de tous les auteurs de la région (et d’au-delà s’ils savaient !), à savoir l’Espace culture du Leclerc de Sélestat.
Malgré un bon lumbago qui me n*que le dos, sur les coups de 9h40 j’arrive sur les lieux, après cinquante minutes de train et un peu de débrouille dans les rues de la ville, le sac plein de livres le dos. Objectif : que les aille et les ouille que ce poids m’a valu finissent par être rentables.
Je suis aussitôt accueilli par Cédric, l’un des libraires du magasin, par ailleurs auteur de romans graphiques sous le pseudo de Sedh. Alors que je m’installe à côté de la vingtaine de « Livre qui parle de toi » disponibles au magasin, Cédric m’apporte une bouteille d’eau et réalise ma photo « officielle » du jour, qui part aussitôt sur les réseaux sociaux : voilà, la dédicace est lancée !

Après quelques minutes de doute, une première lectrice se laisse convaincre par « La fille de demain« . Audrey sera donc la première à me quitter Caillean et Vincent sous le bras. La suite de la matinée sera du même tonneau. Soit les clients venaient avec une idée précise de ce qu’ils cherchaient (et dans ce cas repartaient avec « La femme de ménage »), soit ils étaient ouverts à la découverte d’un auteur dont tout le monde ne parle pas (encore ?), et se laissaient conquérir par ce drôle de bonhomme armé de ses marque-pages et d’une nouvelle arme absolue : une feuille présentant 7 affiches de films célèbres (*) que je présentais à tous mes clients potentiels qui ne faisaient mention d’aucune préférence de genre : grâce à celle-ci, je pouvais vite déterminer quel roman était le plus adapté à mes différents lecteurs. Pratique quand, comme moi, on ne donne pas dans un genre unique !
Me hissant sur les épaules de géants (du cinéma), j’arrose à coup de marque-pages et le sérial-dédicaceur reprend du service. Après Audrey mentionnée ci-dessus, Thomas et Corentin se laisseront convaincre par les aventures de Karine et Vincent dans « C’est arrivé en avril« , Anne-Sophie, Elsa, Quentin et Séverine craquent quant à eux pour pour cet étrange « Livre qui parle de toi » qui parle à leur coeur, mais la grande gagnante de la matinée est « La fille de demain » qui en sus d’Audrey convaincra encore Lucienne, Orlane, Frédéric, Imke, Patricia et Johanna !
En fin de matinée, une seconde Audrey (Audrey R.), bookstagrammeuse de son état que j’ai raté la semaine dernière au forum du livre pour les raisons que vous savez – vient me retrouver. Nous échangeons au sujet de nos expériences communes sur ce salon, puis enfin elle prend possession de « La fille de demain », dont elle a déjà beaucoup entendu parler sur insta 🙂
Sur le coup d’attaquer ma traditionnelle baguette du samedi, j’en suis donc à deux « C’est arrivé en avril », 4 « Le livre qui parle de toi » et 8 « La fille de demain ». Comme souvent, le vilain petit canard est un autre volatile, en quête de « L’inaccessible étoile » quant à lui, qui fait chou aussi blanc que sa couverture. Voyant la pile de livres baisser, les libraires en charge des lieux sont ravis, et Christelle, la jeune femme qui remplace Cédric dans l’après-midi, découvre avec le même ravissement l’efficacité de la technique du marque-page. 🙂
Après une brève baisse de fréquentation sur les coups de midi qui me permet d’avaler ma baguette bien cuite, je reprends très vite du service, et contrairement à la matinée, le premier à ouvrir ses compteurs de l’après-midi sera Rainbow et son « inaccessible étoile », que je vendrai à Nathalie, une charmante Suisesse originaire du canton d’Argovie (note intéressante : ce roman trouve le plus souvent preneur auprès d’un lectorat originaire de l’arc germanique, alors que rien ne relie ce roman à la culture allemande… voilà un nouveau mystère à éclaircir).
Ce qui hélas ne sera pas un mystère sera le fait qu’au-delà de cette lectrice, seule Marie-Christine et Jacqueline suivront l’exemple de cette Suissesse. Une fois de plus, Rainbow sera la lanterne rouge.
Parmi les belles rencontres de cette après-midi, citons celle d’une inconnue qui ne m’achètera pas de roman, mais qui portait une belle robe longue d’été, identique à celle qu’Aurore porte dans le roman dont elle est la protagoniste, qui m’occupe depuis (trop) longtemps. Je l’interroge sur des questions pratiques, vu que je fais vivre pas mal d’aventures à mon Aurore dans cette tenue, et que manquant d’expérience en la matière – je porte rarement ce genre de vêtement moi-même, surtout pour partir à l’aventure – je me dois de savoir ce qui est crédible ou pas. Et là, devant moi, cette pétillante jeune femme me fera une démo très convaincante des différentes actions menées par ma future protagoniste, et de comment on les accomplirait en robe d’été. Verdict : pour certaines scènes, la robe d’Aurore devra être fendue (voire fendue par Aurore elle-même, nécessité faisant loi ? Va savoir… 😉 ) En tout cas madame, même si vous ne m’avez pas acheté de roman, merci pour ce super moment !
Autre belle rencontre : celle de Sandrine, la responsable de l’Espace culture du Leclerc de Tarare (Rhône, vers Saint-Étienne), venue voir « comment ça se passe à Sélestat ». Eh bien Madame, si ça se passe aussi bien chez vous qu’ici, c’est au top (et je sens que c’est le cas). Au passage si vous êtes auteur.e et que habitez le coin (coucou Kate McAlistair 😉 ), une belle surprise vous attendra si vous appelez Sandrine aux heures de bureau, histoire de vous booker une date de dédicace 🙂 .
Sinon, le public de l’après-midi sera un peu plus familial, mais un peu plus classique aussi, rendant un peu plus difficile le placement de romans hybrides comme « La fille de demain », qui bien qu’étant un thriller, emprunte pas mal d’éléments à d’autres genres, dont la SF, sans non plus en être vraiment. Autant au cinéma (ou sur votre plate-forme vidéo préférée), cela ne pose pas de problème, autant sous forme de roman, certains tiquent… avant de finalement se rendre-compte que ça leur plait autant qu’à l’écran (même les retours des bookstagrammeuses en font état). Mais comme dit, encore faut-il l’avoir lu pour se rendre compte de cela.
Cela alimente d’ailleurs une réflexion que je mène depuis un certain temps : je suis persuadé qu’il manque des mots à notre langue pour qualifier les romans tels que les miens (et sans doute ceux de beaucoup d’autres). Autant vous le dire : je travaille à combler ce manque et vous en parlerai bientôt. D’ailleurs j’ai testé le vocable qui à date me semble optimal sur le public de Sélestat, et ça a plutôt bien marché… ce compte-rendu étant déjà assez long, je ne nous en parlerai pas ici, mais soyez certain.e.s que je vous ferai état de mes réflexions sous peu…
Et sinon, au niveau des ventes ça donne quoi ? Durant cette riche après-midi, en sus des trois « Inaccessible étoile »(s) déjà mentionnées ci-dessus, je place également « C’est arrivé en avril » entre les mains d’Isabelle, de Noeline et de Myriam. « Le livre qui parle de toi » et son Aurélie de papier parlera quant à lui à Claire, une autre Myriam, Sabine, Alice, Pascale, Aurélie (forcément !) et Aurélia (re-forcément !). Mais une fois de plus, malgré certaines réticences dues au « mélange des genres », « La fille de demain » séduira Madison, Walter, Christiane, Jacqueline, Laetitia, Bernard et Dimitri.

Bilan de la journée donc ? Merci à Nathalie, Marie-Christine et Jacqueline qui ouvriront leurs ailes aux côtés de Rainbow en quête de « L’inaccessible étoile », merci à Thomas, Corentin, Isabelle, Noeline et Myriam qui suivront Karine et Vincent sur les routes dans « C’est arrivé en avril », merci aussi à Anne-Sophie, Elsa, Quentin, Séverine, Claire, Myriam, Sabine, Alice, Pascale, Aurélie et Aurélia qui quant à eux (elles surtout…) partageront la chasse au trésor d’ Aurélie dans les pages du « Livre qui parle de toi » et enfin un immense merci à Lucienne, Orlane, Audrey (x2), Frédéric, Imke, Patricia, Johanna, Madison, Walter, Christiane, Jacqueline, Laetitia, Bernard et Dimitri qui partiront en cavale aux côtés de Caillean et Vincent dans « La fille de demain », reine de la journée une fois de plus 🙂
En chiffres cela nous donne 3 « L’inaccessible étoile », 5 « C’est arrivé en avril », 11 « Le livre qui parle de toi » et 15 « La fille de demain » pour un total de 34 romans vendus, soit à trois unités près de mon record de Noël 2023 (37 ventes), où cependant j’avais des poche (plus simples à vendre) et l’imminence de la fête de l’homme en rouge pour doper les ventes.
Merci donc à tou.te.s ces lecteurs et lectrices qui se sont emparés de mes romans, et surtout un immense merci à Christine, Christelle, Cédric toute l’équipe du Leclerc de Sélestat pour m’avoir permis de venir dédicacer mes romans entre leurs murs 🥰
À bientôt pour de nouvelles aventures !
(*) Les sept affiches de films que je présentais étaient celles de « La vie est belle » de Roberto Benigni (1998), « Le cercle des poètes disparus » (Peter Weir, 1989), « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » (Jean-Pierre Jeunet, 2001), « Retour vers le futur » (Robert Zemeckis, 1985), « Le cinquième élément » (Luc Besson, 1997), « Terminator » (James Cameron, 1984) et « Rencontres du troisième type » (Steven Spielberg, 1977). À votre avis, à quels romans correspondaient chacun de ces films ?

Cher Monsieur Meisburger,
J’accepte avec plaisir le rôle d’ambassadrice helvétique de l’étoile inaccessible !
Je ne cherchais pas de livre ce jour-là… et c’est lui qui m’a trouvée.
C’est sans doute le livre le plus beau, le plus profond et le plus touchant que j’aie jamais lu. Une histoire bouleversante, superbement écrite, avec des rebondissements aussi inattendus que captivants. Le chemin de Rainbow m’a profondément émue : l’étoile lui est restée inaccessible, mais l’espoir et la volonté de l’atteindre ne l’ont jamais quittée.
Quant au rôle de lanterne rouge… il me semble qu’il faut parfois du temps pour qu’un livre trouve les cœurs qui lui correspondent. Mais ceux qu’il touche, il les touche profondément.
Une œuvre lumineuse, inoubliable. Merci pour ce bijou.
Bien cordialement,
Nathalie
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